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Edito

Edito (4)

Nous célébrons ce week-end, la solennité du Christ, Roi de l’Univers. Et à travers les lectures et la Préface de la messe de cette fête, l’on découvre aisément la nature de cette royauté qu’incarne le Christ : « règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d’amour et de paix ». C’est d’ailleurs ce que Lui-même, à l’entame de son ministère public, avait laissé entendre : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. » (Lc. 4, 18). Tout au long de sa vie terrestre, le Christ traduira dans les actes cette mission que le Père lui a confiée, libérant l’homme de l’esclavage de la Loi, pardonnant les péchés, guérissant les malades, ressuscitant les morts, dénonçant les injustices, etc.

En célébrant aujourd’hui cette solennité dans un contexte particulier de grande crise sanitaire, nous sommes plus que jamais interpellés sur notre mission de baptisés à l’égard de celles et ceux qui sont dans les « périphéries de notre société » : « Ce que nous vivons actuellement nous presse à replacer la charité au cœur de notre vie personnelle et ecclésiale », nous dit notre Père Evêque dans son message « Saisis par la charité », du 11 novembre dernier. Et l’évangile de ce dimanche situe cette charité dans une perspective christique : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

La célébration de cette royauté du Christ nous demande alors non seulement de lutter avec Lui, contre les puissances du mal mais aussi de mettre en œuvre dans notre quotidien sa loi d’amour, de rechercher le bien-être de l’homme et de tout homme : pourvoir aux besoins du nécessiteux, accueillir le prochain, accorder de l’attention à l’autre, rendre visite au malade, briser la solitude de l’isolé, épauler le jeune inquiet pour son avenir, raviver l’espérance d’une famille dans le deuil, défendre le faible, etc.

Puissions-nous, en traversant ce moment difficile, être davantage « saisis par la charité » pour porter un peu plus d’attention à nos frères et sœurs en humanité, surtout les plus exposés. Que le Christ, Roi-Serviteur et Roi-Berger répande sur nous son Esprit des béatitudes et nous ouvre son Royaume.
                                                                                            

 Père Roger Enzau Phoba

Nov 12, 2020

Message des prêtres de Bezons

Publié dans Edito

Chers paroissiens de Bezons,

Nous voici à nouveau confinés et depuis le mardi 3 novembre, nous ne pouvons plus nous retrouver « physiquement » ni pour nos célébrations eucharistiques, ni pour nos séances de catéchisme et d’aumônerie. Les rencontres au niveau de nos différents mouvements ne peuvent plus avoir lieu.

Mais nous n’allons pas pour autant nous replier sur nous-mêmes. Sinon nous serons doublement confinés. Comme nous l’enseigne notre foi, la communion des cœurs est tout autant « présence réelle » que la présence physique surtout en de pareilles circonstances. Restons donc en communion spirituelle les uns avec les autres. En priant le matin ou le soir, n’oublions pas les autres paroissiens, ayons une petite pensée pour eux, faisons monter aussi leurs intentions vers Dieu notre Père.

Le téléphone et les réseaux sociaux peuvent nous être encore plus utiles en ces temps-ci : même ceux avec qui nous ne parlons presque jamais sur la paroisse, seraient heureux de recevoir de nous un petit « coucou ».

Nous vos prêtres, ne manquerons pas de vous porter dans nos prières quotidiennes. À tout moment, nous pouvons vous recevoir pour des échanges personnels ou en confession. Les dimanches, vous aurez toujours l’occasion de vivre en direct la messe paroissiale. Vous reconnaîtrez facilement vos deux « prêtres jumeaux ». La belle décoration florale de nos braves dames sera toujours en place. La chapelle restera ouverte en tout temps, avec un fond de musique sacrée : vous pouvez y passer pour une petite prière ou y allumer une bougie à vos intentions et à celles des autres. Restons donc connectés à la paroisse.

A nos chers catéchumènes et jeunes d’aumônerie, nous voudrions vous dire que la flamme des débuts ne doit pas s’éteindre. Maintenons-la toujours vive. D’ailleurs vos différentes équipes d’encadrement réfléchissent déjà aux diverses technologies qui pourraient nous permettre de garder le contact avec vous et surtout de progresser dans vos parcours respectifs.

A toutes et à tous, nous disons notre profonde proximité spirituelle.

Demeurons dans la prière, la grâce divine est proche.

Père Eustache NOBIME

Père Roger Nzau PHOBA

Oct 31, 2020

Toussaint 2020

Publié dans Edito

Le 1er novembre, l’église rassemble et honore dans une même célébration tous nos frères et sœurs qui contemplent déjà la face de Dieu. C’est ce que nous appelons la Toussaint. Cette fête témoigne de l'espérance chrétienne et nous dit que la mort ne peut jamais avoir le dernier : « Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » (1Co. 15, 55). A la fin de l’existence terrestre, la vie humaine n'est pas détruite, elle est plutôt transformée et nous devons nous inscrire dans le salut de Dieu pour que notre vie à nous aussi soit transformée en Lui. C’est la vie éternelle, qui nous donne la force de surmonter les obstacles, de tenir bon devant les difficultés, de relativiser ou de rejeter les distractions éventuelles de cette vie pour tendre résolument vers le Dieu qui nous attend : « Que je devienne donc la pâture des bêtes. C’est par elles qu’il me sera donné d’aller jusqu’à Dieu. Je suis le froment de Dieu. Que je sois donc moulu par les dents des bêtes pour devenir le pain immaculé du Christ », disait Saint Ignace dans sa Lettre aux Romains.

La fête de la Toussaint n’est pas un opium pour les croyants. Oui le message de cette solennité ne consiste pas à demander aux fidèles chrétiens de croiser les bras dans l’espérance de la vie éternelle. La Toussaint est plutôt un soutien, une force spirituelle pour eux dans leur lutte quotidienne pour une vie meilleure : la vie éternelle commence déjà sur cette terre. Les saints et saintes ont connu et vécu les réalités humaines : Sainte Geneviève a sauvé Paris de l’invasion, Saint Martin de Tours a partagé son manteau avec un démuni, le sauvant ainsi du froid, Saint Vincent de Paul a libéré de la précarité des enfants délaissés, abandonnés. Maintenant qu’ils sont sous le regard permanent de Dieu, contemplant jour et nuit sa face, ils ne peuvent qu’être pour nous des intercesseurs auprès de lui. Nous bénéficions quotidiennement de leur présence et action bienfaisantes et ils nous aident par leurs prières fraternelles dans le quotidien parfois difficile de notre vie humaine. Ils deviennent nos protecteurs, ceux vers qui chacun peut et doit se tourner quand tout va mal. Nous pouvons recourir avec ferveur à leur intercession comme beaucoup le font déjà en priant la Vierge Marie qui défait les nœuds, Sainte Rita pour la guérison d’un malade, Sainte Thérèse de Lisieux pour trouver un emploi ou réussir un examen, Saint Antoine de Padoue pour retrouver des objets perdus, etc.

Certains parleraient de la « La piété populaire ». Oui, c’est la « piété populaire » mais elle fait partie intégrante du christianisme. Elle est un trésor précieux de l’Église, et si elle est vécue en son sein, elle devient comme le dit le pape François, « une manière légitime de vivre la foi ». La force de cette piété se trouve dans le fait qu’elle engage sens et sentiments, âme et corps, symbolismes culturels et réalités ecclésiales du peuple chrétien, l’aidant ainsi à consolider sa foi en Dieu. Les « petites gens » s’y retrouvent parfaitement et on les voit priant le chapelet, faisant le chemin de la croix, jeûnant les mercredis et vendredis ou encore à genoux devant les statues dans les églises ou lieux de pèlerinage, en adoration nocturne dans des sanctuaires comme le Sacré-Cœur de Montmartre, aux célébrations quotidiennes à la Rue du bac ou à Saint Louis d’Antin à Paris, etc.

Pendant ce mois de novembre, développons nous aussi cette dimension importante et enrichissante de notre foi chrétienne en nous tournant vers ceux-là que l’on appelle « des amis de Dieu ». Ils peuvent nous obtenir beaucoup de grâces divines. L’histoire de l’Eglise en est jalonnée. Nous découvrirons dans ce sens quelques saints tout au long de ce mois qui pourraient intercéder pour l’humanité en cette crise pandémique qu’elle connaît.

« Saints et Saintes de Dieu ! Priez pour nous ».

La Paroisse Saint Martin de Bezons a vibré ces trois derniers week-ends au rythme des célébrations de Baptême, de 1ère Communion et de Profession de foi. Pour les 65 catéchumènes et jeunes d’aumôneries concernés, c’était des moments de fête et de joie : « Youpi ! J’ai fait ma 1ère Communion, je suis heureuse ! », « Enfin la fête de ma Communion ; Papi, Mamie, tout le monde est là ! », « C’est le jour de ma Profession de foi ! », « On était un peu déçu à cause du Coronavirus, mais maintenant, c’est la joie ! » Et leurs familles étaient bien présentes pour les soutenir et les accompagner dans ce mystère d’alliance qui petit à petit, s’écrit entre le Christ et chacun d’eux.

  • Être baptisé, c’est entendre Dieu dire : « « Tu es mon fils bien-aimé, en toi J’ai mis tout mon Amour. »
  • Recevoir le Corps du Christ, c’est entrer et demeurer dans une union plus intime, plus personnelle avec le Christ. Par ce sacrement, il donne à l’homme, le moyen de rester en relation avec lui pour bénéficier déjà en ce monde de sa vie divine en attendant de recevoir la vie éternelle en plénitude.
  • Faire sa Profession de foi, c’est affirmer son choix de Dieu, c’est renouveler publiquement et par soi-même les engagements baptismaux pris pour soi par ses parents, parrain et marraine.

« Action de grâce » pour ces jeunes mais aussi « Action de grâce » pour les 5 adultes du catéchuménat qui ont reçu par le ministère de Monseigneur Stanislas LALANNE, le sacrement de la Confirmation. C’était le dimanche 11 octobre à la basilique Saint Denys d’Argenteuil où s’étaient retrouvés tous les confirmands du doyenné. Avec ce sacrement, ils sont appelés à développer une familiarité plus vive avec l’Esprit Saint afin de pouvoir mieux assumer les responsabilités de la vie chrétienne.

Fêtes de Baptême, de Communion, de Profession de foi, de Confirmation ! Ce sont là, des signes qui ravivent et maintiennent notre espérance surtout au cœur de cette ambiance morose que nous impose la présente crise sanitaire. Et la paroisse de Bezons ne peut que bénir le Seigneur : à travers chants et danses, offrandes et décorations florales, elle a rendu grâce au Seigneur pour toutes ses merveilles.   

Rendez grâce au Seigneur car il est bon, Eternel est son amour.

Tout en célébrant le Seigneur, nous disons aussi merci à toutes ces femmes et tous ces hommes qui se sont dévoués, chacun dans son service pour le bon déroulement des différentes cérémonies : catéchistes, animatrices/animateurs d’aumônerie, choristes, dames fleurs, sacristain, servants de messe, bénévoles assurant la sécurité, etc. Ils ont donné de leur temps et surtout de leur bonne volonté. Que le Seigneur les bénisse tous et les comble de ses bienfaits.

Rendez grâce au Seigneur car il est bon, Eternel est son amour.

 

Père Eustache NOBIME

A propos de la paroisse

La paroisse Saint-Martin de Bezons a été construite à la rue Edouard Vaillant en 1937 - 1938. Tous les fidèles, un peu plus de 400, se retrouvent à la paroisse Saint-Martin, la seule sur la Commune de Bezons. Saint-Martin de Bezons fait partie du doyenné d'Argenteuil. Le Curé de la paroisse est le Père Eustache NOBIME